Le dominateur est un être qui, pour se protéger contre sa fragilité, cherche constamment à se maîtriser, à dominer les autres et à prendre le pouvoir.
L'être marqué par ce pattern est habité par la peur de l'inconnu et la peur de sa vulnérabilité. Il contient ses émotions, ses désirs, ses besoins parce qu'il en a peur. Son monde intérieur est tellement nié et retenu qu'il ne le connaît pas. C'est pour lui une menace qu'il faut étouffer pour ne pas être englouti. Au fond, le dominateur a peur de ses émotions et de ses désirs, et il s'en protège par la rationalisation, c'est-à-dire par la généralisation, la justification, l'explication, l'intellectualisation. Il cherche constamment à niveler les autres pour se sécuriser. Il dirige la vie des autres comme il dirige la sienne. Il ne veut surtout pas faire face à la complexité du vécu humain. Aussi travaille-t-il à la banaliser, à la rationaliser en le plaçant dans les moules d'une génération qui aplanit et maintient dans la dépendance.
Le dominateur n'est pas un leader parce qu'il est beaucoup trop directif dans le contenu. Par son attitude défensive, il dirige les réactions des autres, il dirige leurs besoins, leurs désirs, leurs peurs comme il fait des siens. En se sens, il ne se respecte pas et par conséquent ne respecte pas la différence des autres. On le suit par peur et par obligation, et non par admiration et par amour comme on le fait avec le leader.

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